Nous quittons VALPARAISO a 7 dans cette voiture et nous roulons en direction de Santiago, apres avoir fait de rapides adieux au proprietaire et a sa famille, que nous connaissions bien. Nous les laissions en difficultes (hotel gravement endommage, plus d'eau, plus d'electricite difficultes pour trouver de la nourriture, pillage etc..), mais rester au prix de faire vivre a Solune ces memes difficultes etait pour nous inacceptable.
Nous sommes Samedi . Nous arrivons a Santiago, l'aeroport est ferme (tarmac fissure plus deux niveaux du terminal qui se sont effondres). Dans la ville, nous sommes conduit a l'ambassade Francaise par nos amis Chiliens.
La bas , l'accueil reserve a tous les francais present est des plus sommaires. Pas d'information, une froideur sans egal, et la phrase qui tue: Ecoutez, nous ne sommes pas ici pour aider les francais a regler tous leurs problemes ( a croire que les fonctionnaires d'etat ont eux aussi leur carte UMP).
Finalement, on nous indique un hotel, plus bas dans cette rue. Nous y sommes accueillis par une femme Chilienne de 70 ans, tres sympathique, qui fit son maximum pour nous loger .
Toutes la journee a Santiago, nous avons senti des repliques sismiques, qui nous faisaient tordre les boyaux d'angoisse.
Apres une nouvelle nuit sans veritable sommeil (12 secousses cette nuit la) et entierement habille pour sortir plus vite, nous decidons finalement de ne pas continuer le voyage.
pouquoi ?
Nous pensons que pour Solune, cette experience etait suffisamment traumatisante, meme si pour l'instant, elle ne semble pas en souffrir. Pas question de rajouter un trajet en bus vers la Bolivie, puis le Perou, alors que certaine routes semblent toujours coupes.
En ce qui nous concerne, nous n'avons plus le gout pour le voyage sans filet, encore plus avec une enfant, qui n'a pas demande a se retrouver dans ce genre de situation.
Le dimanche, une information nous parvient , la route en direction de Mendoza, au travers de la cordillere des Andes est ouverte. Nous partons en Bus de Nuit a travers les Andes pour finalement atteindre Mendoza en Argentine.
Lundi, nous avons alors pris un avion de Mendoza a Buenos Aires, puis a l'aeroport de Buenos Aires, faute de n'avoir pu faire changer les billets avant le 9 Mars, nous en achetons de nouveaux avec comme direction Dublin, ou nous fumes tres chaleureusement accueillis par notre famille Irlandaise.
Economiquement, il est clair que ce choix parait ridicule... d'un point de vu humain , il n'y a rien de plus rationnel. Parfois la vie vous rappelle que vous n'etes pas immortel, la nature se rebelle vous etes alors pieges dans un mecanisme ou tout vous echappe, il n'y a plus de libre arbitre.
Les choses deviennent tres simples, vous vivez ou mourrez.
Pour l'instant nous avons de la chance, nous sommes tous les trois vivants...et en securite, avec des gens que nous aimons.
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Comment allez-vous..???
RépondreSupprimerNous vous savons en sécurité à Dublin, et esperons que Solune a "encaisser le coup".
Reposez-vous mais donnez de vos nouvelles...après tout, Dublin est en Europe mais dépaysant pour des drômois !!!
A bientôt de vous revoir avec grand plaisir...
même si vôtre voyage a été amputé, l'expérience
vécue pendant 6 mois restera inoubliable et peu de jeunes couples comme vous,surtout avec un enfant a le courage de partir....bravo!!!
Alice